Archives mensuelles : mars 2011

Groupon, le champion du vouloir d’achat

Groupon, contraction de grouper et coupon est le phénomène qui fascine marketers et financiers : créé il y a à peine deux ans, Groupon a dit non à une offre de rachat record de Google de 6 milliards de dollars et s’affirme comme un succès commercial pérenne.

Groupon réinvente le vieux coupon de réduction de mamie avec le Social Shoping. Son principe et business model est diablement simple et efficace et surfe sur le Social Shopping :

Groupon propose à ses inscrits des offres locales à prix cassé. Son originalité tient dans le fait que ces offres ont une durée d’achat très courte et qu’elles concernent la plupart du temps que des offres de services (repas au restaurant, massage, manicure, vol en hélicoptère…). Les remises sont négociées selon le principe de l’achat groupé et la garantie du volume pour le commerçant.

En 18 mois en France, sans aucune publicité média, Groupon s’est imposé dans toutes les grandes villes… Sa stratégie de communication s’est concentrée sur:

  • les réseaux sociaux : Groupon a joué la carte de la visibilité et viralité sur Facebook avec 39 000 fans  et utilise d’autres réseaux sociaux pour démultiplier  à moindre frais ses offres commerciales
  • le community management : dès que vous leur écrivez, vous obtenez une réponse claire et personnalisée. Lors d’une offre de tickets de cinéma à 1 €, de nombreux clients se sont plaints des conditions d’utilisation du bon, ; Groupon a immédiatement réagi et livré une solution commerciale satisfaisante et tué dans l’œuf tout buzz négatif qui lui aurait été mortel.

Pour conclure, tirons quelques éléments clés de succès pour les autres acteurs du social shopping :

  1. Un principe simplissime :  une offre-un jour-une ville
  2. Un sentiment d’urgence : l’offre disparaît à minuit s’il n’y a pas suffisamment d’acheteurs et après minuit, c’ets trop tard pour acheter
  3. Valorisez vos fans à parrainer : bien sûr les parrains gagnent une petite somme mais ils gagnent surtout le statut de découvreur de bons plans
  4. De la fraicheur : coupons et promotions ne sont des punitions pour des consommateurs au rabais , faites en un mode de consommation festive
  5. Renouvelez-vous : créez des événements réguliers, rendez vos acheteurs addicts.

 

Les voies du Bon Dieu sont marketables.

Qui a vendu en 2010 en France plus que Yannick Noah, Mylène Farmer ou Lady Gaga ?

  • Les prêtres, inconnus il y a un an avec 500 000 d’albums vendus.

Qui a gagné le Cesar du meilleur film et largement battu Sex & the City avec plus de 3 millions de spectateurs ?

  • Des hommes et des Dieux, le formidable succès de Xavier Beuvois qui raconte le drame des moines de Tibeherine.

Ces deux cas, loin d’être isolés semblent démontrer que le Cult Marketing, comme le nomme les marketers anglo-saxons est un phénomène de fond.

On observe effectivement une pratique décomplexée de la religion catholique ; Frédéric Lenoir affirme dans le Parisien du 9 mars (1er jour du Carême) « les Musulmans français qui pratiquent le ramadan décompléxé… ont d’une certaine façon encouragée les Chrétiens à retrouver la pratique du Carême ». le site www.retraitedanslaville.org bat ses records de fréquentation pendant cette période avec plus de 40 000 visites par jour.

L’Eglise catholique est également présente sur les nouveaux carrefours d’audience avec son application Iphone Eglise Info et une nouvelle page dédiée à Jean Paul II qui a rassemblé en quelques jours 430 000 fans.

Des consommations annexes sont concernées : le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostele ressemble en été à une autoroute et une marque de bijoux comme Corpus Christi tire son inspiration du sacré et propose des croix, chapelets et autres couronnes papales.

En delà du religieux, une offre autour de la spiritualité se construit : trekking sur les traces de Bouddha, manuel de développement personnel fleurissent eux aussi.

Les marques , elles, ne proposent pas de vie spirituelle à proprement parler mais nous inscrivent dans un code de vie. C’est ce que fait par exemple la nouvelle campagne de la Société Générale qui inscrit la marque autour de valeurs liées au caractère : courage, humanité, efficacité, adaptation, esprit collectif.

 

NextGénération : La lumière sur le photovoltaïque

Question

Affirmer une identité et un discours sur un marché où les acteurs sont nombreux et ont des codes de communication interchangeables.

Réponse

Mise en avant d’une promesse unique et distinctive : simplifier le passage aux énergies renouvelables..

Moyens

  • Positionnement
  • Identité graphique
  • Publicité
  • Salon
  • Communication B to B

Les BA de Coca à Fukushima.

Publicité Japonnaise Coca Cola de 1957

Depuis le 11 mars, séisme, tsunami et alerte nucléaire sont dans toutes les discussions et deviennent le sujet d’une nouvelle polémique : faut-il aider la population de la troisième puissance économique mondiale ?

Certaines associations (Secours Populaires, Crois Rouge) ont répondu par l’affirmative et lancé des appels aux dons. Le New York Times ouvre lui le débat avec ses lecteurs et les avis y sont tranchés : lire l’article du NY Times.

Des célébrités s’engagent : Clint Eastwood fait des dons, Lady Gaga vend des bracelets et une marque s’illustre : Coca Cola s’est engagé à verser 7,3 millions de dollars pour la reconstruction du pays et  à rendre gratuit leurs distributeurs de boissons pour les sinistrés.

Est-ce la priorité pour des gens qui ont tout perdu ou presque ?
Est-ce du product placement pour Coca sur un événement médiatique mondial ou la preuve que Coca prend au sérieux son rôle de marque sociétale ?

Ce cas nous ramène au sentiment que nous avions lors de l’Assemblée Générale de Danone Communities.