- LES ANNONCEURS exigent plus de services, moins de beaux discours. LES CONSOMMATEURS exigent plus de valeurs, moins de déclarations.
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Archives mensuelles : novembre 2011
Je partage, donc je suis.
Envie de manger une tourte au potiron faite maison, de découper une planche en bois pour avoir une nouvelle étagère ou de partir en week-end en Normandie ?
Autrefois (avant l’irruption du Web 2.0), il vous aurait fallu vous mettre aux fourneaux, acheter une scie à bois ou une voiture. Mais désormais, il est possible de réaliser ces envies passagères en empruntant, louant, ou échangeant ce bien pour l’occasion. L’avantage pour le consommateur : disposer d’un service ou produit temporairement, sans avoir à investir dans un bien que l’on ne va pas utiliser régulièrement. Cela permet aussi de rencontrer des personnes que l’on aurait autrement jamais croisées, puisque partager une passion pour les tourtes au potiron fait fi des conditions sociales !
De plus en plus d’entreprises se sont développées sur ce créneau qui attire un public de plus en plus large. Les acteurs traditionnels du commerce ne passent pas à côté de ce nouveau marché et créent des plateformes qui indirectement feront consommer leurs produits:
- Décathlon permet de vendre son matériel usagé (www.trocathlon.decathlon.fr),
- Castorama met en relation les bricoleurs pour qu’ils échangent leur temps ceux d’une autre spécialité (www.lestrocheures.fr).
Ce phénomène va au delà d’une consommation de crise ou maligne, comme nous le décrivions dans notre article sur GROUPON, il démontre premièrement que le consommateur sait s’organiser en dehors du système et deuxièmement que posséder n’est plus la volonté absolue.
Cette économie de partage possède son gourou Lisa Gansky et sa Bible sort bientôt en France : « The mesh, Why the future of business is sharing ».
Nous sommes impatients de voir s’il va devenir un second No Logo et le mettrons en partage sur www.bookcrossing.com, le réseau qui permet de partager ses livres et suivre leur parcours.
Quelques-unes de ces plateformes collaboratives :
Pour se déplacer :
- www.cityzencar.com : location une voiture auprès d’un particulier.
- http://mobizen.fr : location d’une voiture à l’heure partout dans Paris
- http://www.partageruntaxi.com : partager d’un taxi
Pour manger
- www.super-marmite.com : achat/vente d’un repas à un particulier
- www.colunching.fr: déjeuner au restaurant avec d’autres personnes
- www.restolib.fr: cours de cuisine dans des cuisines de restaurant
- www.bienvenueamatable.com: diner chez des inconnus
Pour partager ses objets
- www.zilok.com : objets de tout ordre à louer entre particuliers et pros
- www.pretachanger.fr : échange d’habits entre particuliers
- www.expediezentrevous.com : expédition des colis par l’intermédiaire effectuant le même trajet
- www.kiditroc.com : Echange de vêtements pour enfants et bébés
Pour habiter
- www.monsieurparking.com : partage d’un parking
- www.partage-senior.net : collocation pour les plus de 40 ans
- www.coab.fr : maîtrise d’ouvrage solidaire
Pour être relié à la vie sociale locale
- www.bookcrossing.com : pour partager des livres
- www.2houses.com : pour partager ses enfants
Soyez plus productifs… dormez !
Journée commencée à 9h30, trois heures passées avec Exel et Powerpoint, une réunion trop longue, un tartare-frites trop vite enfilé… Le début d’après-midi est à peine commencé et l’on ferait déjà tout pour pouvoir piquer un petit somme.
Quelques entreprises comme l’éditeur de logiciels Novius proposent déjà à leurs salariés un « coin sieste », mais elles sont très rares en France. Contrairement aux espagnols par exemple, qui ont souvent une pause déjeuner de trois heures, la sieste est considérée par les Français comme une activité enfantine.
Pourtant, une sieste d’une vingtaine de minutes suffirait à nous rendre plus efficaces et alertes, et donc plus productifs jusqu’à la fin de notre journée de travail.
A défaut de disposer d’un endroit où se reposer sur son lieu de travail, il est maintenant possible de se relaxer dans un « bar à sieste » à Paris : le ZZZ Zen, rue de Choiseul, où l’on peut dormir, se faire masser ou manucurer.
Ce sont deux adeptes de la sieste, Virginie et Christophe, qui ont lancé ce concept tout nouveau en France après avoir passé trois ans en Chine, où ils ont notamment apprécié les salons de massage rapides et sans rendez-vous.. Leur offre est toutefois légèrement moins bon marché, puisqu’il faut tout de même compter 12 euros pour 15 minutes de sieste !
Très bons communicants, ils ont réussi à faire parler d’eux… jusqu’en Russie !
Côté régime, Dukan en connaît un rayon.
Classé Best Seller de la décennie par Amazon.fr pour son livre « Je ne sais pas maigrir », le Dr Dukan sait se montrer en dehors de son cabinet, des librairies et de son site Internet, 200 000 inscrits sur le site www.regimedukan.com : dans les rayons de supermarchés.
Des produits dérivés (son d’avoine, plats cuisinés) sous la marque Monoprix/Casino en partenariat avec Régime Dukan y sont vendus. La recette marketing est efficace : appliquer une célébrité, (Dukan lui-même) à la démonstration de l’efficacité produit. La vedette est peut-être moins sexy que les mannequins de Kellogs mais elle est ne souffre d’aucune comparaison en terme de notoriété/crédibilité.
Opel – Renault : Der Krieg.
Depuis plusieurs mois, Opel justifie la qualité de ses voitures par leur origine allemande ; la marque ne s’attend pas à ce que Renault en profite pour parodier son film :
Mais sa réponse ne se fait pas attendre, avec plusieurs pages de publicité dans les quotidiens nationaux :
Est-on sur le point d’assister à une guerre à l’américaine ? On attend la riposte…







