Archives mensuelles : décembre 2011

Le grand amour se cache-t-il sur Internet ?

Spot décalé et fidèle à l’esprit du site adopte un mec.

Video virale trop drôle pour être vraie et probablement pub pour Attractiv World.

En tout cas, il génère du cash sur un marché qui ne connaît pas la crise. Avec plus de 100 millions de chiffre d’affaires par an en France, il n’a pas encore atteint son point de saturation : le chiffre d’affaires de ce secteur atteint 4 $ par personne aux Etats Unis pour seulement moins de 2 $ en France.

Les cinq sites leaders, dans le sillage de Meetic et Easyflirt, génèrent ainsi chaque mois 9 millions de visiteurs uniques,  soit près d’un quart de la population totale des Internautes.

Seconde vague après ces sites généralistes, une nouvelle génération de sites hyper spécialisés apparaissent. Leur promesse n’est plus la puissance de leur base de données d’inscrits (plus de 2 millions pour Meetic) ou un profil psycho-comportemental compatible mais une nouvelle promesse : une proximité immédiate avec les autres abonnés.

Ces sites permettent de trouver un partenaire avec lequel l’on partagera

Un objectif de rencontre

Une origine

Un loisir

Un amour des animaux

Une particularité physique

Des convictions

Une profession :

Une réaction d’exclusion

Un groupe d’âge

Des amis en commun

L’un des grands problèmes des sites de rencontre étant la surreprésentation des hommes par rapport aux femmes, certains tentent de réduire ce déséquilibre en permettant aux femmes de s’inscrire gratuitement, mais sans succès garanti. Adopteunmec contourne le problème en prenant le point de vue des jeunes filles sur le principe « les hommes proposent, les femmes disposent » : ceux-ci les sollicitent en leur envoyant des fleurs virtuelles, et elles choisissent parmi leurs prétendants ceux a qui elles feront la faveur de parler. Ton décalé, humour, femmes ultra-dominatrices, ce site plait et fait parler.

(Crédits vidéo : © « Adopte un Mec » )

Quand les marques envahissent les clips.

Un verre de Martini pour James Bond ou un cachet de Pepto Bismal pour les héros de Transformers, on a l’habitude. Les films ont toujours été des médias particulièrement recherchés par les marques pour mettre en scène leurs produits, du film muet The Garage aux 45 marques visibles dans Transformers, comme le montre cette vidéo :

Mais les annonceurs peuvent désormais étendre leur champ d’action en investissant les séries et les clips musicaux, puisque le CSA les y autorise depuis début 2010.

Pour être présent dans un clip, le prix varie de 5 000 et 100 000 Euros. Olivier Bouthillier, dans une interview de 20minutes.fr, explique : « Le clip est très prisé car il possède de nombreux atouts : il propose un environnement de grande qualité, il permet un ciblage très pointu, il est gratuit, le public choisi de le regarder et même de le revoir et, enfin, on peut le regarder en groupe« .

L’enjeu est tel que Universal Music France a lancé un département, U-Think!, chargé de gérer les placements de produits, et mesure les retombées grâce au logiciel Quattro lancé par la société Public Impact.

Quelques exemples français : des produits cosmétiques Halal dans le clip « Je reviendrai » de Sheryfa Luna, un coupé sport dans « A la campagne » de Bénabar… mais rien de comparable avec le clip « Téléphone » de Lady Gaga, qui regroupe plus de 20 annonceurs.

Inversement, il est désormais possible de retrouver un produit porté par une personne à la télévision grâce à ce site internet : http://www.brandsonair.com

Le local, une tendance globale.

L’apparition des grandes surfaces a marqué la disparition progressive des commerces de proximité, et a renforcé le pouvoir des marques nationales et internationales.

Cependant, une nouvelle tendance de consommation redonne du poids aux produits locaux, et pourrait donc impacter favorablement les commerçants indépendants de proximité. En effet aujourd’hui, près de la moitié des Français déclarent acheter régulièrement des produits fabriqués localement (Etude BVA pour Métro Cash and Carry France – Octobre 2011), qu’ils considèrent plus qualitatifs, sains et respectueux de l’environnement.

La manifestation la plus emblématique de l’attrait de ces « locavores » pour les produits locaux et de saison se traduit par l’essor des « paniers garnis« , qui rassemblent généralement des fruits et légumes de paysans et agriculteurs locaux et sont directement livrés au consommateur. La société Fresh Corner a bien compris ce principe, et permet à des salariés d’entreprises partenaires de se faire livrer leur panier sur leur lieu de travail.

Mais cela reste anecdotique face aux nouvelles possibilités qu’offre cette tendance aux acteurs de la chaîne de distribution de produits alimentaires.

Ainsi, les TPE et PME sont les premières, de par leur implantation locale, à pouvoir surfer sur cette tendance, soit en créant un produit clairement rattaché à une région (comme le célèbre Breizh Cola, dont la part de marché sur le segment des Colas avoisine les 10% dans sa région), soit en créant des « marques régionales » telles que « Sud de France » ou « Bravo l’Auvergne« , qui regroupent différents producteurs. La marque « Le petit producteur » joue à fond la carte du local en inscrivant sur ses packagings le lieu de production et le nom et la photo du producteur.

Les grandes marques nationales et internationales, elles, se prévalent souvent d’une fabrication Française, (les gâteaux St-Michel par exemple), ou mettent en avant leurs producteurs français (Danone met par exemple la photo de ses producteurs laitiers sur ses packs de yaourt).

Quant aux distributeurs, en plus des MDD « de terroir » habituelles, ils ont développé plusieurs gammes de produits régionaux et locaux.

(Crédits vidéo : ©  »Bravo L’auvergne » / Crédits Photos : © « Le Petit Producteur)

 

QR code : accès direct à votre marque.

Savez-vous comment le QR code (Quick Responses) peut vous rendre riche ou à défaut vous aider à gagner des parts de marché  si vous vous décidiez à l’exploiter ?

Ce petit code-barres en deux dimensions, lisible par un smartphone, une webcam ou un lecteur de codes-barres, se voit désormais régulièrement sur les packs et différents outils de communication.

L’idée est de rediriger ses consommateurs vers son site web, son compte twitter ou sa chaîne Youtube. Les geeks en mettent sur leur carte de visite pour renvoyer leurs contacts pros vers leur carte de visite virtuelle. Sans compter ceux qui l’utilisent pour payer, télécharger du contenu, ou en faire l’élément principal de leur publicité.

Mais ce que l’on sait moins, c’est que cette technologie a en fait été inventée en 1994 au Japon, et a été publiée sous licence libre dès 1999. Si son essor fut important là-bas, et a inspiré quelques artistes européens comme l’italien Fabrice de Nola (projet Active, 2006, « La peinture en plein info », dont le QR code renvoie vers  le message Arecibo ou le groupe Pet Shop Boys en 2007, ce n’est que récemment que les QR codes ont été popularisés en Europe.

Depuis, les technologies autour du QR code ne cessent de s’améliorer… et de s’en éloigner, puisqu’il est possible de reconnaître un visuel sans passer par ce QR code, comme ici avec Cadbury et la société Blippar :

ou avec U Snap créé par JC Decaux, qui permet à l’utilisateur de scanner l’ensemble de l’affiche directement.

Quand la pub se moque de la pub.

Drôle, maline, osée, cette  campagne Eram est une de nos campagnes préférées de l’année. Eram reprend les codes de Kooples et met en scène ses produits avec des mannequins aussi hype mais peut-être plus réels.