Archives mensuelles : février 2012

Le retour des poils.

Ils envahissent peu à peu les visages, changent les expressions, s’affichent dans la rue et sur les couvertures de mode… les poils sont de retour !

Hormis la barbe de 3 jours, grand classique, moustache et barbe avaient totalement disparu au profit de visages glabres fraîchement rasés. Depuis quelques années pourtant, on les voit réapparaître, mais plus policées, soignées, entretenues qu’autrefois.

Particulièrement visibles chez Sébastien Chabal, la barbe et la moustache se sont faites plus discrètes chez de nombreux acteurs, comme James Franco, Brad Pitt ou Jean Dujardin dans The Artist.

Le Paris Moustache Club, qui organise des soirées pour les moustacheux et moustachues, compte ainsi plusieurs milliers de fans sur sa page facebook.

Cette débauche de pilosité ne pouvait laisser les marques indifférentes. On retrouve donc « ces accessoires du visage » dans la mode, chez Jean-Paul Gaultier pour le défilé de sa nouvelle collection, sur les mannequins de The Kooples ou sur les T-shirts de la marque Eleven Paris.

Elle s’invite aussi sur des mugs pour habiller le visage de joyeux buveurs, et se laisse détourner par les rasoirs Wilkinson, qui enjoignent Marc Lièvremont, ancien sélectionneur de l’équipe de France de rugby, à se raser la moustache.

Enfin, la moustache se plie en 4 pour la bonne cause grâce au mouvement « Movember », qui lutte contre des maladies masculines comme la prostate, dont les supporters sont chargés de se laisser pousser la moustache pendant un mois afin de faire la publicité de la cause.

Plus ancien mais toujours aussi drôle, une publicité pour les bonbons Skittles qui marche au poil :

Crédit photos & vidéo © : The Artist Warner Bros. France, Jean-Paul Gaultier, The Kooples, Eleven Paris, Wilkinson, Skittles.

 

La plus belle avenue du monde se pare des couleurs U.S.

La mode américaine débarque en force à Paris au travers de Tommy Hilfinger, Abercrombie & Fitch et Banana Republic, qui ont chacun ouvert un magasin amiral sur les Champs-Elysées. L’ouverture du Levis est lui éminent.
Et ils ne font pas les choses à moitié : le plus petit d’entre eux mesure plus de 1 000 mètres carrés, et le plus grand (A&F) 9 000 mètres carrés.

Destinés à accueillir les clients français comme internationaux, ces magasins représentent le summum de la théatralisation commerciale.  Nous avions ainsi déjà testé le savoir-faire Abercrombie dans un précédent article.

Outre la possibilité d’étaler l’ensemble de leurs gammes aux yeux de la clientèle, ces magasins ont avant tout pour objectif de créer un univers autour de la marque, de charger de  symbolique des vêtements et de justifier au regard de leur clients un positionnement de marque statutaire, et donc de prix élevés.

Cette expérience de marque est d’autant plus importante aujourd’hui que la montée d’internet dématérialise totalement les échanges et rend plus intangibles les marques qui s’y prettent.

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Les préados, une cible ambiguë.

De nouvelles marques de beauté se sont lancées et ont choisi un nouveau créneau : les préados. C’est le cas de la lingerie avec Jours après lunes ou des cosmétiques avec Benta Berry ou Toofruit.

Si ces marchés ne sont pas saturées, ils restent fragile et placent les marques dans une position délicate : elles doivent à la fois plaire aux utilisateurs, les enfants, pour qu’ils les réclament à leurs parents, et rassurer les parents. Les enfants sont effectivement attirés par des produits qui singent les produits destinés à des adultes (avec des codes différents de la génération supérieure) , tandis que les parents craignent que leurs enfants ne soient trop vite « sexualisés ».

Pour résoudre ce problème, les marques mettent en avant comme bénéfice l’importance de s’habituer à consommer de bons produits pour éviter le risque qu’il ne prenne par la suite, une fois seul, de mauvaises habitudes de consommation.

Du côté du produit, cela passe par l’utilisation de matières douces et protectrices ou d’ingrédients fruités, bio, …

La communication visuelle est axée sur la simplicité, l’utilisation de couleurs fraîches et de photos épurées qui véhiculent un certain naturel.

C’est le pari que n’a pas réussi à tenir la marque Jours après Lunes. Cette marque a déclenché de vives critiques aux Etats-Unis en mettant en scène leurs produits (coquets pour des petites filles, sans être coquins) d’une manière trop osée pour des mères américains. Les petites filles sont en effet très fardées, couvertes des bijoux de leur mère, et dotées de coiffures éblouissantes.

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Crédit photos © : Benta BerryToofruitJours après Lunes.

Bête de Pub.

Nicolas Sarkozy se lance dans la campagne présidentielle, nous avons sélectionné les meilleures campagnes qui utilisent au mieux ses attributs et sa personnalité.

 

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Gare au bad buzz.

Depuis l’irruption du Web 2.0, l’un des enjeux pour les marques est de « créer le buzz », de générer un maximum de conversations autour d’elles.

Pour cela, tous les moyens sont bons, de la mini vidéo postée en ligne jusqu’au dispositif XXL. Il y a un an, Pepsi créait la sensation en étant absent du Super Bowl (d’un budget d’environ 20 millions de dollars) et lançait Pepsi Refresh Project au cœur d’un projet à caractère caritatif.  Les internautes pouvaient voter pour un projet associatif. Ceux avec le plus de voix étaient récompensés par la marque avec la somme nécessaire  pour les réaliser.

Mais les conversations sur les réseaux sociaux peuvent surprendre les marques et créer des « bad buzz »,  si les internautes profitent de l’espace pour  décrier la marque ou se lâcher contre elle Fin janvier, McDonald’s en a ainsi fait les frais. Le fast food a lancé un hashtag Mc DStories et invité ses abonnés à raconter sur Twitter leurs plus belles expériences. Les internautes ont immédiatement et massivement pris le contre-pied de cette initiative et préféré raconter toutes leurs mauvaises expériences ou opinions.

Moralité :

Même si  les consommateurs témoignent de l’intérêt pour votre marque (Mc Donald’s possède 300 000 abonnés sur Twitter et 13,8 millions fans sur Facebook), ils conservent leur pouvoir de renverser la vapeur ou non.
Un fan ne réagit pas forcément tandis que les détracteurs sautent sur l’occasion pour se faire entendre.

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