- LES ANNONCEURS exigent plus de services, moins de beaux discours. LES CONSOMMATEURS exigent plus de valeurs, moins de déclarations.
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Archives mensuelles : mars 2012
Mort de Megaupload. A qui profite le crime ?
Le 19 janvier dernier, stupeur. Des millions d’internautes se demandent soudain ce qu’ils vont bien pouvoir faire pendant le week-end qui va suivre, et tous les suivants. La fermeture de Megaupload, première plateforme d’échange de films et de vidéos, risque de les forcer à aller voir leurs amis, faire du jogging ou jouer aux échecs, voire… regarder la tv !
Un sondage Ifop pour Clubic.com indique en effet que 48% des internautes qui téléchargent illégalement (un internaute sur deux) déclarent avoir arrêté de télécharger et 13% diminué leurs téléchargements.
46% d’entre eux seraient prêts à utiliser des solutions légales, surtout si elles sont gratuites (Deezer, catch-up TV…). Selon Médiamétrie pour Hadopi, l’audience de la VOD et de la télévision de rattrapage aurait bondi de 25%, tandis que la VOD payante aurait augmenté de 35%.
On regrette qu’aucun chiffre n’indique l’augmentation des parties d’échec.
Crédit photos & vidéo © : MrKimDotcom
Pinterest, la sensation 2.0 2012 ?
Alors que Facebook et Twitter font désormais figures d’anciens dans le paysage des réseaux sociaux, un nouveau venu, Pinterest, (créé en 2010) attire de plus en plus d’internautes.

Destiné à découvrir et partager des visuels que l’on apprécie en les « pinant » (pin = épingler en anglais), Pinterest a déjà conquis plus de 12 millions d’utilisateurs. L’interface est sobre et laisse uniquement la place aux commentaires des internautes, sans publicité. Pinterest, valorisé à 200 millions de dollars, se rémunère en effet grâce aux clics des internautes sur les liens vers des produits affiliés, via le service Skimlinks. Un moyen d’ailleurs très intéressant de se rémunérer si l’on dispose d’un site ou d’un blog basé sur le contenu et générant un fort trafic.
Partager et repartager des images sans en créer de nouvelles pourrait paraître un peu inutile, pourtant les utilisateurs sont conquis, notamment les femmes qui passent plus de temps sur cette plate-forme que sur Twitter, Linkedin et Google+ selon une étude américaine.
Crédit photos © : Statista
Les internautes ont peur !
Trois-quarts des internautes Français sont persuadés qu’une partie des avis de consommateurs postés sur les sites marchands sont des faux, révélait en décembre dernier Testntrust, un comparateur de satisfaction.
En effet, certains sites internet n’hésitent pas à recourir à des sociétés ou à écrire eux-mêmes des avis favorables au sujet de leurs produits afin d’inciter les internautes à les acheter. Cela pose un grave problème aux entreprises qui ne recourent pas à ce genre de méthodes, puisque les consommateurs ne peuvent discerner les sites frauduleux des autres sites internet. D’autant plus que d’après une étude Médiamétrie/NetRatings de juin 2011, 66% des internautes consultent des avis avant d’acheter, et 88% d’entre eux sont influencés par ces commentaires.
A l’heure actuelle, la DGCCRF a mené plus d’une centaine d’enquêtes à ce sujet et entamé plusieurs procédures contentieuses. Cette pratique est en effet passible de deux ans de prison et de 187 500 euros d’amende.
Cependant, quelques précautions en amont pourraient déjà être généralisées par les sites de comparateurs, qui sont souvent sujets à cette pratique commerciale trompeuse.
Il est par exemple possible de savoir si une seule adresse IP a utilisé plusieurs mails différents pour laisser des avis sur un site internet, ou déterminer la provenance géographique de cette adresse, qui a généralement peu de chance de se trouver hors Europe s’il s’agit d’un produit uniquement disponible en France. Cela permettrait déjà de repérer une partie importante des faux avis actuellement diffusés sur internet.
Récemment, une nouvelle forme de « consommateurs fantômes » a vu le jour, avec la génération de faux comptes d’utilisateurs sur Facebook et Twitter.
Ainsi, le compte Twitter de Nicolas Sarkozy aurait été suivi par des utilisateurs fantômes, pour gonfler son nombre de followers et lui poster des messages de soutien. De même pour le compte Facebook d’Orangina, qui en boostant son nombre de fan et d’interactions avec son compte, espérait faire remonter le score de sa page dans l’algorithme de Facebook, et donc être visible par un plus grand nombre d’internautes.
Evidemment, ce type de comportement risque à terme de faire perdre aux consommateurs toute confiance dans la communication web des marques. Mais cela met aussi en lumière une mauvaise compréhension de la part des annonceurs du média internet. Car tout son intérêt est justement d’instaurer une véritable interaction avec les consommateurs, une communication privilégiée, impossible avec les médias traditionnels. Le nombre de fans ou de followers, du moment qu’il est raisonnable, importe donc peu. Il s’agit surtout d’avoir des internautes intéressés, qui vont poser des questions, commenter et partager le contenu produit par la marque… ce qui signifie également que les marques se doivent de produire du contenu si elles désirent mobiliser le canal internet.
FOMO : nous en connaissons tous des victimes.
Ce soir, vous avez invité vingt personnes à un apéro dans votre appartement, en plein cœur de Paris. Cela fait deux semaines que l’évènement est prévu, mais il est 16 heures, et seules deux personnes ont confirmé leur présence. Pour les autres, l’excuse est toujours la même : « Je ne sais pas si je pourrai venir, on m’a proposé d’autres soirées ».
Il faut dire que vous avez invité de grands malades à votre table… Car ces dix-huit personnes sont atteintes de « FOMO » (Fear Of Missing Out), c’est-à-dire la peur la peur de manquer quelque chose, de choisir d’assister à un évènement au détriment d’un autre, qui pourrait se révéler plus exaltant à vivre. Cela se traduit généralement par une absence de choix jusqu’au dernier moment, pour être sûr de ne pas s’engager quelque part au risque de de rater un autre évènement plus intéressant.
Bien entendu, la difficulté de choisir entre plusieurs divertissements ne date pas d’hier. Déjà, Grok hésitait lorsqu’il était simultanément convié chez Parrrh pour une séance de peinture rupestre et chez Eplof pour un massage à l’argile. Mais privé de toute technologie, ses choix étaient plutôt réduits.
Aujourd’hui, non content de galérer avec la souris de son ordinateur, le pauvre Grok devrait en outre faire face à une invitation de Pauline pour son anniversaire, deux vernissages, un concours de trampoline et un dîner organisé par Karim.
Le tout relayé par Facebook, Twitter, et exposé sur Instagram et Pinterest à toute heure du jour et de la nuit.
De quoi en perdre son latin, s’il n’avait sauté cette partie de l’évolution pour passer directement de la préhistoire au XXIème siècle sans passer par la Rome antique.
Sous titres dans la pub, utiles ou gadgets ?
Les publicités mal doublées pour retenir l’attention du consommateur comme dans une mauvaise série américaine traduite en français, ça on connaissait, certaines marques se sont chargées de nous horripiler avec.
Dans la catégorie langue, des créatifs particulièrement en veine ont aussi eu l’idée de réaliser une publicité pour des pâtes avec des protagonistes parlant en italien sous-titré français, pour bien faire comprendre à la ménagère que oui, quand elle cuisine ses pâtes, elle importe des champs d’olivier, du soleil et la moitié du Colisée.
Dernière trouvaille en date, les sous-titres pour permettre aux sourds et malentendants, de ne rien perdre de la démonstration produit des spots TV. Art & Fenêtres ainsi que Mont-Roucous sont les premiers à inaugurer simultanéement ce service.
Crédit vidéo © : Mont-Roucous



