FOMO : nous en connaissons tous des victimes.

Ce soir, vous avez invité vingt personnes à un apéro dans votre appartement, en plein cœur de Paris. Cela fait deux semaines que l’évènement est prévu, mais il est 16 heures, et seules deux personnes ont confirmé leur présence. Pour les autres, l’excuse est toujours la même : « Je ne sais pas si je pourrai venir, on m’a proposé d’autres soirées ».

Il faut dire que vous avez invité de grands malades à votre table… Car ces dix-huit personnes sont atteintes de « FOMO » (Fear Of Missing Out), c’est-à-dire la peur la peur de manquer quelque chose, de choisir d’assister à un évènement au détriment d’un autre, qui pourrait se révéler plus exaltant à vivre. Cela se traduit généralement par une absence de choix jusqu’au dernier moment, pour être sûr de ne pas s’engager quelque part au risque de de rater un autre évènement plus intéressant.

Bien entendu, la difficulté de choisir entre plusieurs divertissements ne date pas d’hier. Déjà, Grok hésitait lorsqu’il était simultanément convié chez Parrrh pour une séance de peinture rupestre et chez Eplof pour un massage à l’argile. Mais privé de toute technologie, ses choix étaient plutôt réduits.

Aujourd’hui, non content de galérer avec la souris de son ordinateur, le pauvre Grok devrait en outre faire face à une invitation de Pauline pour son anniversaire, deux vernissages, un concours de trampoline et un dîner organisé par Karim.

Le tout relayé par Facebook, Twitter, et exposé sur Instagram et Pinterest à toute heure du jour et de la nuit.

De quoi en perdre son latin, s’il n’avait sauté cette partie de l’évolution pour passer directement de la préhistoire au XXIème siècle sans passer par la Rome antique.

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