Les Hipsters : hyper-consommateurs anticonsuméristes.

Quelle marque de niche n’a jamais rêvé de faire partie de la contreculture underground et anticonsumériste tout en vendant ses produits à des consommateurs early adopters ?


Les Hipsters, de jeunes adultes qui rejettent la culture « mainstream » cultivant une attitude je m’en foutiste décalée et acide tout en suivant des codes parfaitement établis, sont devenus une nouvelle cible très attirantes. Ils sont effectivement prêts à payer très cher leur thé bio mis en sachet à la main, ils écument les vides-greniers pour trouver un vieux pull en laine sorti tout droit du placard de grand-mère, tout en s’équipant de Ray Ban Wayfarers (avec montures de couleurs de préférence ) assorties à leurs chaussures en toile Feiyues. Etre hyperconnecté est également une évidence mais avec ses propres marques (ils postent ses photos prises avec un Holga sur leur Tumblr et considèrent Steve Jobs comme un père spirituel).

Envie d’en croiser un spécimen ? Si vous êtes à Paris, faites un tour à La Perle, au Sans-Soucis ou chez Carmen, vous avez de forte chance de les repérer très vite. Si vous avez un doute si l’individu en face de vous en est un, demandez-lui s’il est un Hipster. S’il répond que non et qu’il les déteste, c’est sûr, vous en tenez un.

Désireux de les toucher ? Soyez référencé dans un nombre restreint de magasins d’abord sur internet puis dans des grandes villes effervescentes. Comptez sur le bouche à oreille. Adoptez leurs codes graphiques (Site internet qui re-design les logos de marques célèbres selon les codes hipsters), soyez présent dans les festivals de musique indé, dans les cafés qu’ils fréquentent, dans les magazines de mode, d’art et de technologie qu’ils lisent (Le Wad, Wired, Amusement, Wallpaper, Monocle, … et tous les petits magazines indépendant axés mode, culture alternative).

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